Exposition à la Cité Internationale de la Bande Dessinée du 29 juin au 6 octobre

maquette photo siteSi vous êtes de passage à Angoulême cet été, je vous invite à venir visiter le musée de la Bande Dessinée. Au fond de la grande salle, vous y trouverez notre exposition aux couleurs chatoyantes.

Nous avons sélectionné une dizaine de planches issues du livre autour desquelles tournent, tels des atomes, des illustrations originales réalisées aux encres de couleur, quelques unes de nos références visuelles, ainsi que des objets d’époque. Nous avons souhaité que cette exposition soit une plongée dans un univers effervescent mais aussi un hommage à tous les artistes qui nous ont inspiré pour réaliser notre histoire. Ainsi quelques dessins originaux issus de la collection du musée figurent au côté de pages de journaux d’époque et autre films, livres, publicités, etc…

Cette exposition est une première approche de ce que nous aimerions réaliser à plus grande échelle, et sera disponible à la location en partenariat avec la Cité de la BD.

N’hésitez pas à me contacter pour plus de renseignements.

Le site de la cité Internationale de la Bande dessinée et de l’image

La critique de Bodoï

 

F COMME FRANQUIN…

Un de ceux qui avaient le mieux compris le lien entre le design et la science-fiction était André Franquin. Il travaillait à Bruxelles non loin de l’exposition universelle de 1958 et il avait l’occasion d’observer l’émergence de l’ère de l’atome depuis la première place. Témoignant ainsi du choc frontal de la modernité et de la tradition.

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Voici une petite séquence extraite de notre album.(veuillez cliquer sur les images afin de voir en plus grand)

La scène se passe devant l’Institut Von Karman, à Rhode St Genèse.Image 2

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Ce beau bâtiment industriel aux lignes pures et fonctionnelles se situait, incidemment, sur le trajet Bruxelles-Waterloo qu’effectuait Franquin chaque fois qu’il rendait visite à son ami Jijé.

(Et pour être tout à fait complet, je précise qu’à l’époque où cet institut a opéré quelques tests en soufflerie  sur la structure aérodynamique très particulière de l’Atomium, le père de T.S. y exerçait la fonction de directeur technique.)

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Le personnage de Zelbub est un avatar du Zorglub, créé par Franquin, avec son style aérodynamique et ces machines futuristes portant l’élan d’un futur fascinant mais dangereux.

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Le « Bell X-22 » avion à décollage vertical de l’époque, inspiration de Franquin?

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Extrait de notre album.

Une maison inspirée de la maison familiale du petit T.S., dont les lectures de SF se superposaient aux histoires rocambolesques de Franquin et de Greg publiées dans le magazine Spirou..

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L’ENERGIE DU FUTUR ?

Dans les années 50 la promesse d’un futur radieux (ou radioactif ) allait de paire avec la maîtrise de l’atome. Fusées, usines, alimentation,… cette nouvelle source d’énergie devait ouvrir au monde les portes de l’avenir. Et les débuts prometteurs de la publicité mainstream ne manquèrent pas de l’inculquer aux jeunes générations.

Pour preuve, cet échantillon de jouets atomique avec parfois de vrais morceaux d’unranium dedans… le jouet idéal pour s’amuser sur la moquette « lucienne day » du salon, pendant que papa fantasme sur le dernier prototype de concept car « buick » et que maman prépare de délicieux cupcakes avec son dernier robot…

Même l’industrie Disney s’était lancé dans l’aventure en 1957, en réalisant un film et des livres, « Our Friend the Atom » en expliquant, en autre, comment la radioactivité ferait pousser nos légumes et grossir nos vaches… un beau « conte de fées »…


MOHOLY NAGY

Comme nous l’avons évoqué dans l’article du 19 octobre 2012, l’univers graphique du futur est une référence au film « Things to come ».

Lorsque que Thierry a cherché plus en amont des précisions sur le film, il a remarqué que les effets spéciaux visuels, splendides et très novateurs pour l’époque, avaient été réalisés par Moholy Nagy, qui n’est autre qu’un peintre, sculpture et photographe, ancien professeur au Bauhaus. Ces effets sont réalisés à partir de maquettes réduites de bâtiments transparents dans lesquels de la lumière est projeté. Cette lumière crée des ombrages et des mises en relief donnant l’illusion d’une ville fantastique.

Nous avons donc voulu rendre hommage au travail de Moholy Nagy, dans l’univers futuriste de notre livre, en nous inspirant de certaines de ses oeuvres pour les décors et les jeux d’ombre et de lumière.

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Voici une image tirée du film Things to Come (1936),  de William Cameron Menzies.

Un petit bijou de mise en scène, de photographie, décors et costumes. Le film le plus abouti en matière de science-fiction à l’époque.

C’est dans cet univers graphique que Paul, le héros de notre histoire, ayant sans doute vu ce film au cinéma, s’imagine l’épopée de son ami Zarth Arn.

 

 

La communication du futur, référence au film This Island Earth de Joseph M. Newman.